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Savoir dire « non » : ça s’apprend !

Date : 6 mars 2013 Catégorie

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Savoir dire « non » : ça s’apprend !

 

Peur de décevoir, crainte de l’autorité, peur de blesser, peur d’être jugé…
Vous avez certainement tous affronté des situations où vous êtes incapables de dire « non ».
Résulte de ce manque de courage un certain ressentiment envers ce collègue, ce manager vous ayant « forcé » à dire oui.

En réalité, la cause de cette incapacité à refuser une requête est largement liée à l’apprentissage des codes de la vie de groupe lors de notre enfance. Dans bien des cas, il est pourtant nécessaire de s’affirmer et d’aller outre son éducation.

Et s’il était facile d’éconduire un collègue vous demandant de travailler sur un dossier alors que vous avez déjà des priorités sur le feu ? Et si vous pouviez refuser sereinement de rendre un énième service à ce collègue peu scrupuleux ?

C’est possible mais cela passe par un travail conséquent sur soi-même.

 

Prenez le temps de la réflexion

Il arrive parfois que vous acceptiez une requête avant même de savoir ce qu’on veut vraiment de vous. Prenez le temps de la réflexion : « OK, très bien. Je regarde et je reviens vers toi d’ici 15 minutes ».

Si c’est oui : mettez en valeur votre réponse « J’ai réussi à me dégager du temps, c’est d’accord ». Surtout, tenez vos engagements. C’est en assumant ses responsabilités qu’une relation de confiance s’établira avec votre interlocuteur et qu’il vous sera plus facile de dire non une prochaine fois.

Si c’est non : donnez les raisons objectives de ce refus « je travaille actuellement sur tel dossier, cela prend tout mon temps », donnez votre sentiment « cela m’ennuie… » avec le sourire et tentez si possible de trouver une solution alternative (reporter la deadline, suggérer le nom d’un collègue, restez joignable par téléphone…).

 

Valorisez vos « oui » !

Utilisez ce « non » à bon escient et vous augmenterez votre estime personnelle, gagnerez du temps et forcerez le respect de vos collaborateurs.

A vouloir trop faire plaisir, on peut se faire du tord en tombant dans la spirale infinie des « oui ». Il est alors beaucoup plus difficile d’oser dire « non », vos collègues ou supérieurs hiérarchiques sachant bien qu’en vous sollicitant ils obtiendront gain de cause.

Cette posture n’est pas de la rébellion.
Quand cela vous est possible n’hésitez pas à accepter une requête, l’important étant de trouver son propre équilibre.
Sachez cependant que plus vos « oui » seront rares et plus vous arriverez à les valoriser ! Refuser ce que vous ne voulez pas faire, c’est tout simplement une preuve de votre franchise qui donnera du relief à vos « oui ».

Ne pas oublier que crédibilité et respect des autres passent souvent par l’affirmation de soi !

 

Pour aller plus loin…
« La rébellion positive : en famille, en couple, face à sa hiérarchie » (2012) par Isabelle Méténier et Hamid Aguini – Editions Albin Michel